L'odorat s'adapte très vite : c'est l'adaptation olfactive. Après quelques minutes d'exposition, vous ne sentez plus le parfum de votre propre intérieur — alors qu'un visiteur, lui, le perçoit pleinement. D'où le réflexe classique : en remettre. Et d'où les intérieurs saturés dont l'occupant ignore qu'ils le sont.
Le bon protocole
- Aérer d'abord. Un parfum posé sur un air confiné donne un résultat lourd.
- Deux pulvérisations par pièce, en hauteur, pas vers les textiles.
- Sortir cinq minutes avant de juger le résultat : votre nez doit se réinitialiser.
- Ne jamais parfumer une odeur non traitée : le mélange est toujours pire que l'odeur seule.
Les précautions
En présence d'animaux — les oiseaux et les chats y sont particulièrement sensibles — ou de personnes asthmatiques, réduisez fortement l'usage et aérez systématiquement après. Évitez également de pulvériser à proximité immédiate d'un lit ou d'un textile qui restera au contact de la peau.
Varier plutôt qu'accumuler
Alterner les fragrances selon les pièces et les saisons évite l'accoutumance : vous continuez à percevoir votre intérieur. Un assortiment de plusieurs brumes sert précisément à cela — non pas à en mettre plus, mais à en changer.


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